POURQUOI LA DÉMISSION POUR RECONVERSION N’EST PAS PRÊTE DE VOUS DONNER DROIT AU CHOMAGE

POURQUOI LA DÉMISSION POUR RECONVERSION N’EST PAS PRÊTE DE VOUS DONNER DROIT AU CHOMAGE

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Ça y’est, 2019 est là.

Vous allez (enfin) pouvoir démissionner et toucher le chômage si vous avez un projet de reconversion ou de création/reprise d’entreprise.

On parle de ça partout.

Je vois des posts et des commentaires en nombre sur les groupes Facebook privés de reconversion professionnelle. La plupart des membres se réjouissent à l’idée de pouvoir démissionner et avoir droit au chômage.

En voici un exemple :

démission et chomage

L’info relayée par le web : « C’est désormais possible de démissionner et de toucher le chômage depuis le 1er janvier 2019 ».

Pas tout à fait vrai. Même carrément faux.

démission ouvrant droit au chomage

Paru chez CNews

Et le problème c’est que ce sont des articles rédigés par des journalistes qui ne connaissent rien en droit du travail. Leurs articles sont publiés sur des journaux et magazines populaires et donc consultés par des milliers d’internautes dont vous.

Vous vous mettez en tête que vous allez pouvoir dire adieu à votre patron qui vous a refusé la rupture conventionnelle. Que vous allez enfin pouvoir quitter ce foutu job pour pouvoir réaliser votre rêve de créer votre propre boite et sans risque de vous trouvez sur la paille, les finances à sec.

Malheureusement, les informations que vous lisez dans ces articles ne sont pas suffisamment précises. C’est pourquoi, j’ai eu envie de reprendre ma casquette de juriste en droit du travail pour vous donner les informations dans leur totalité.

Je préfère vous prévenir tout de suite : démissionner pour se reconvertir et avoir droit au chômage ce n’est vraiment pas pour tout de suite !

Voyons ensemble pour quelles raisons et quelles solutions vous avez pour arriver à vos fins.

 

1/Les conditions de la démission pour reconversion ne sont pas encore fixées

Que dit la loi exactement ?

démission et chomage

1/Le démissionnaire doit être apte au travail et recherchant un emploi

Il faut donc que vous soyez tout d’abord apte au travail pour pouvoir prétendre à une indemnisation chômage si vous démissionnez. Mais que veut dire être apte au travail ?

J’imagine bien qu’il s’agit d’aptitude physique et psychologique, mais à quel travail fait référence la loi ?

Est-ce que cela veut dire être apte au travail dans lequel on souhaite se reconvertir ? Apte au travail que l’on veut exercer à son compte ?

De même, à quel moment est appréciée l’aptitude au travail ? Est-ce au moment où le salarié consulte le conseiller en évolution professionnelle ? Au moment où la commission paritaire interprofessionnelle régionale examine le projet du salarié ? Ou bien est-ce que l’on considère que la dernière visite médicale du salarié qui a été faite moins de 5 ans avant sa démission suffit et qu’il n’a pas à repasser une visite d’aptitude.

Des points qu’il reste à clarifier.

2/Satisfaire des conditions d’activité antérieures spécifiques

Ces conditions vont devoir être déterminées par décret en Conseil d’Etat et je pense que l’on n’est pas prêt de les voir arriver ! On entend parler de 5 années, mais les modalités précises doivent encore être fixées :

-Combien d’années ?

-De quelles activités antérieures spécifiques on parle ?

Certains juristes pensent que le gouvernement va confier cette tâche aux partenaires sociaux pour qu’ils négocient ce point.

3/Vous devrez demander un conseil en évolution professionnelle avant de démissionner

Si vous souhaitez démissionner pour poursuivre un projet de reconversion ou de création/reprise d’activité, il va falloir que vous consultiez un conseiller en évolution professionnelle d’une institution, d’un organisme ou d’un opérateur agréé dans les conditions prévues par l’article L6111-6 du Code du travail.

C’est avec ce conseiller que vous allez construire votre projet.

La démission, censée être un mode de rupture du contrat de travail qui appartient entièrement au salarié devient alors un processus lourd et partagé avec un conseiller. Il ne faut vraiment pas être pressé de quitter son job !

4/Le projet de reconversion ou de création ou reprise d’entreprise doit présenter un caractère réel et sérieux

Là aussi, il va falloir attendre un décret en Conseil d’Etat pour en savoir plus sur les conditions dans lesquelles la Commission paritaire interprofessionnelle régionale va statuer sur le caractère réel et sérieux du projet.

Nous ne savons donc pas ce qu’il faut comprendre par « réel et sérieux » ni sur les modalités pratiques dans lesquelles va statuer cette commission et notamment dans quel délai et les recours possibles. Bref, tout reste à construire.

Vous imaginez le temps que cela va vous prendre ?

On ne parle pas d’un pauvre mois ou deux mois de préavis. Démissionner va devoir être anticipé des mois à l’avance. Et étant donné que beaucoup de points restent à clarifier, il  y a peu de chance que le dispositif soit lancé avant 6 mois voire un an. Il demande une vraie organisation de la part des différents acteurs.

Et sans la moindre garantie que votre projet soit jugé réel et sérieux pour prétendre aux allocations chômage.

Une fois que vous aurez passé l’étape de la patiente, de la construction de votre projet et de la validation par la Commission, vous posez votre démission. Et après, il se passe quoi ?

Justifier de vos démarches auprès de pôle emploi pour percevoir vos allocations chômage

Une fois que vous serez inscrit en tant que demandeur d’emploi, vous devrez justifier de vos démarches de mise en œuvre de votre projet de reconversion. Ce qui est tout à fait logique en somme.

Tout demandeur d’emploi doit prouver qu’il est actif dans la recherche d’un emploi.

Dans le cadre de la démission pour reconversion, si vous n’êtes pas en mesure de justifier de vos démarches et que vous n’avez aucun motif légitime qui expliquerait votre passivité, pôle emploi vous radiera automatiquement de la liste des demandeurs d’emploi et l’allocation chômage cessera automatiquement de vous être versée.

À ce stade, je pense que la probabilité pour que vous laissiez tomber votre projet est faible. Vous aurez patienté et construit un projet qui aura été jugé réel et sérieux.

Si vous avez lu l’article jusqu’ici, vous l’aurez donc compris : la possibilité de toucher des alloc’ en cas démission pour reconversion n’est vraiment pas prête de voir le jour. Il va déjà falloir attendre des mois avant que les décrets sortent. Puis, le temps que les différentes instances se mettent en place, que les premiers dossiers soient examinés, autant dire qu’on sera déjà en 2020.

Et surement qu’en 2020, le gouvernement aura modifié encore la loi.

Vous allez vous épuiser. Vous décourager.

Laisser tomber votre projet de reconversion ? Votre rêve ?

Non, ce n’est certainement pas une option envisageable. Vous avez d’autres solutions !

Les solutions que vous avez pour démarrer votre projet sans risque financier

1/Négocier une rupture conventionnelle

À ce jour, avez-vous 5 ans d’ancienneté dans votre entreprise ? Si c’est non, sachez que c’est un vrai avantage !  Moins vous avez d’ancienneté, moins cela coûtera à votre entreprise de signer une rupture conventionnelle. L’indemnité ne sera pas conséquente. Vous pouvez jouer sur ça.

Aussi, ne baissez pas les bras parce que ce n’est pas la politique de l’entreprise d’accepter des ruptures conventionnelles. Ce n’est pas figer.

Un ami avait demandé à deux reprises une rupture conventionnelle à son employeur. Ce dernier refusait parce que ce n’était pas la politique de la boite. A force d’insister et d’argumenter les intérêts qu’il aurait à accepter une rupture conventionnelle, l’employeur a fini par accepter.

Ayez en tête que son refus est peut-être psychologique. A ses yeux, accepter la rupture conventionnelle signifie faiblir. Mais soyez plus malin que lui ! Détourner ce jeu psychologique.

Et si c’est au-dessus de votre N+1 que ça coince, faites de votre responsable votre allié et votre parole.

2/Démarrez votre projet de reconversion tout en restant salarié et en gardant votre salaire

Vous êtes dégoûté de votre job. Vous ne supportez plus votre patron, vos collègues de travail. Je l’entends et je vous comprends.

Vous êtes fermement décidé à vite quitter votre job pour commencer un nouveau départ. Pour ouvrir une nouvelle page : celle de votre nouvelle vie professionnelle.

Mais est-ce vraiment la meilleure option si vous avez l’intention de vous former à un nouveau métier ou à créer votre entreprise ?

Sachez que vous n’êtes pas obligé de partir de votre entreprise pour pouvoir vous lancer dans votre projet de reconversion et de création/reprise d’activité.

En étant salarié, vous pouvez être en formation pendant votre temps de travail et tout en gardant votre rémunération.

Aujourd’hui, vous pouvez vous former au métier dans lequel vous avez choisi de vous reconvertir avec le dispositif CPF-transition professionnelle.

De même, il est tout à fait possible de poser un congé pour création ou reprise d’entreprise.

Ayez en tête que votre employeur peut refuser une fois votre demande de congé pour reconversion, mais pas deux.

Alors même si cette idée vous parait impensable, réfléchissez-y et posez-vous la question suivante :

Est-ce que je n’ai pas intérêt à demander un congé à mon employeur pour me reconvertir ?

Pour vous faire gagner du temps et avoir un coup d’avance sur votre employeur, je vous donne les meilleurs moyens légaux pour démarrer votre projet de reconversion et quitter votre emploi

et sans le moindre risque financier.

Et il n’y a pas que la rupture conventionnelle, je vous rassure !

Il y a d’autres moyens. Mais vous pensez bien que votre employeur ne va pas vous les livrer.

Alors pour tout savoir, téléchargez mon ebook « Reconversion professionnelle : 2 solutions pour préparer son départ de l’entreprise sans risque financier ».

Conclusion

Avoir droit au chômage après une démission pour poursuivre un projet de reconversion et créer ou reprendre une entreprise, ce n’est pas prêt d’arriver :

-Les conditions prévues par la loi sont très restrictives

-les décrets ne sont pas encore sortis

-la procédure est très longue.

Pour votre projet, privilégiez d’autres solutions comme la rupture conventionnelle ou le congé pour formation ou création d’entreprise.

Pour en savoir plus sur d’autres solutions et découvrir les meilleures solutions de quitter votre job sans risque financier, téléchargez mon ebook « Reconversion professionnelle : 2 solutions pour préparer son départ de l’entreprise sans risque financier » !

 

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Passionnée par le développement personnel, la psychologie introvertie, l’entrepreneuriat et le monde du travail, j’accompagne les jeunes actifs débutants désireux de se reconvertir et les profils introvertis à découvrir les facettes de leur personnalité et leurs modes de fonctionnement pour être plus épanouis. Je mets également en avant mon goût pour l’écriture en proposant des articles destinés à inspirer et à aider mes deux audiences.

POURQUOI LES INTROVERTIS FONT DES FREELANCES À SUCCÈS

POURQUOI LES INTROVERTIS FONT DES FREELANCES À SUCCÈS

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Je vous vois déjà réagir à mon titre : « Je suis bien trop réservé pour bosser en freelance et en vivre «, « Je ne suis pas un bon vendeur » ou « Le networking, ce n’est pas pour moi ».

Vos croyances sont le fruit de ce que vous avez entendu à votre sujet depuis que vous êtes enfant. On vous a toujours dit que vous étiez trop timide, trop réservé, pas assez entreprenant.

À force d’entendre ce genre de remarques, vous avez fini par les intégrer.

Pour vous, le freelance est fait pour les personnes au tempérament extraverti 

Dans votre esprit, le freeelance est réservé aux personnes qui sont dans l’action, qui aiment se mettre en avant et qui adorent réseauter.

Vous vous dites que votre place est dans le salariat. Vous êtes fait pour être sous les ordres de quelqu’un parce que vous n’avez pas assez de charisme et d’audace.

Pourtant, vous en rêvez.

Dans votre monde intérieur douillet des pensées et des émotions, vous vous imaginez prendre votre envol. Vous lancer tout seul comme un grand dans l’entrepreneuriat.

Votre imagination est débordante. Vous avez de bonnes idées et vous avez envie d’apporter votre contribution au monde dans les conditions que VOUS avez décidées.

Vous vous imaginez travailler depuis votre canapé, sous votre plaid avec une tasse de thé bien chaude. Ou peut-être sur la terrasse d’un charmant petit café près d’une plage paradisiaque du Mexique.

Et vivre de cette activité. Vivre convenablement même !

Mais voilà, la petite lueur d’euphorie qui vous anime en imaginant votre vie de freelance s’éloigne peu à peu. Elle perd de son intensité parce que la réalité (ou plutôt votre perception de la réalité) revient de plein fouet. Vous n’avez pas l’âme d’un entrepreneur. Vous êtes trop calme, trop discret, pas assez sociable. La vente, n’en parlons pas.

Moi aussi, je pensais les mêmes choses. Je me disais que j’étais bien trop discrète, que je ne savais pas me vendre et que le réseau ce n’était pas mon truc. J’ai failli abandonné l’idée de me lancer pour les mêmes raisons que vous.

Et bien, heureusement que j’ai persisté ! Je me suis trompée et je vais vous montrer que vous vous sous-estimez aussi.

Être freelance et introverti n’est pas incompatible

Pour cela, rien de plus simple. Il vous suffit de vous affranchir des croyances limitantes qui vous paralysent.

Jetez à la poubelle toutes celles qui vous disent que vous n’avez pas les épaules pour devenir un freelance à succès et vivre convenablement de votre activité.

Votre rêve peut devenir réalité. En tant qu’introverti, vous avez des forces qui seront de précieuses alliées pour vous lancer et réussir en tant que freelance. Il faut simplement que vous en ayez conscience et que vous les enregistriez.

Réveillons sans plus attendre les forces dont vous disposez.

1/Votre sensibilité et votre sens de l’observation vous permettent facilement de vous mettre à la place de votre audience

 

D’après les études faites, les introvertis ont un sens de l’observation et une sensibilité développés. Où que vous soyez, vous êtes observateur. Vous observez votre environnement, les gens, leur manière de s’exprimer, de bouger.

D’ailleurs, vous percevez des détails chez les autres que la plupart des gens ne voient pas.  Une intonation de voix différente, des bras qui se croisent quand une personne parle et qui montrent que son corps exprime le contraire de son verbal.

Votre sensibilité fait que vous êtes aussi très réceptif aux émotions des autres. À vous, on ne la fait pas. Vous détectez facilement quand votre collègue de travail est agacé ou quand quelqu’un ne va pas bien.

Couplée à votre intuition, votre sensibilité est une véritable force si vous souhaitez vous lancer en freelance !

Revenons aux bases. Si vous voulez être freelance, c’est parce que vous avez un service à proposer (des compétences que vous possédez par exemple en informatique) qui répondra à un besoin d’une population définie. Pour pouvoir être en mesure de proposer un service de qualité et qui correspondra le plus possible à votre audience, vous devez la connaitre.

Connaitre ses besoins, ses valeurs, ses attentes.

Et pour ça, votre sens de l’observation et votre sensibilité sont vos atouts ! Vous êtes naturellement attentif aux autres grâce à ces deux qualités.

Vous arrivez facilement à vous projeter, à imaginer et à anticiper les besoins de votre audience parce que vous avez développé votre instinct, votre sens de l’observation et votre sensibilité tout au long de votre vie.

Peut-être qu’étant enfant, il vous est déjà arrivé de ressentir la tristesse d’un camarade de classe ou bien de comprendre pourquoi un tel à pousser l’autre. Et en grandissant, vous avez développé ces mécanismes. Vous savez poser les bonnes questions.

Vous imaginez alors le temps que vous gagnez par rapport à une personne extravertie et pour qui ces choses-là ne sont pas aussi simples ?

2/Votre écoute et votre humilité vous permettent d’adapter votre offre de service au plus près des besoins de votre audience

Ce point rejoint le premier. En tant qu’introverti, vous préférez écouter plutôt que parler. Et c’est essentiel pour tout freelance ! Il faut être en permanence à l’écoute de son audience.

Il ne suffit pas d’afficher vos services et de ne plus les faire évoluer. Vous savez vous remettre en question et vous allez donc naturellement solliciter l’avis de vos clients et de votre audience : que pensez-vous de ma dernière formation ? Avez-vous des remarques à faire ? Comment vous sentez-vous ? Tout ça est normal pour vous.

Et n’oubliez pas qu’avant de devenir un client, votre audience doit vous aimer. Si vous êtes disponible et à son écoute, c’est tout bénéf !

Aussi, en étant humble vous attirerez des clients qui vous ressemblent. Des clients qui partagent cette valeur d’humilité.

Je le vois à mon exemple.

Quand je cherche une formation, ce qui est déterminant est l’image du professionnel. Si je sens que c’est une personne qui aime beaucoup se mettre en avant, qui en fait des caisses pour tout et rien, ça ne va pas me plaire. Je vais naturellement me tourner vers des professionnels qui sont discrets, humbles et à l’écoute.

3/Votre authenticité et votre rigueur font que ce sont les clients qui vont venir à vous et non l’inverse

 

Aujourd’hui pour se démarquer des autres freelances, il faut miser sur vous. Vous devez travailler votre marque personnelle, ce qu’on appelle le personal branding. L’idée est de communiquer sur vous, votre vision, vos valeurs en plus de votre offre. Vous devez raconter des histoires et être authentique. Il ne s’agira pas de raconter des histoires fictives, mais de raconter votre histoire.

Raconter des histoires et être authentique ? Mais c’est simple pour vous qui êtes introverti ! Pourquoi est-ce simple ?

Parce que vous aimez ressasser votre journée, être attentif à vos émotions et à vos ressentis. Vous êtes imaginatif et créatif. De plus, vous n’êtes pas du genre à vous montrer plus fort que vous l’êtes. Vous savez être honnête et juste.

Enfin, votre rigueur est une véritable force. Quand on se lance en freelance, il faut savoir être rigoureux à tous les niveaux : organisation, travail, finances, etc…

La rigueur va vous permettre de tenir un blog et proposer du contenu régulier à votre audience. Vous êtes rigoureux tant sur le fond (contenu avec une valeur ajoutée) que sur la forme (régularité, un article par semaine par exemple) et c’est ça qui va faire que votre audience va devenir fidèle et se développer pour devenir des clients.

Le vendeur avec son costard qui vend en faisant du forcing, c’est terminé. Vous faites de la vente de manière subtile et non agressive, comme ce qui vous correspond !

Le networking n’est pas non plus indispensable pour commencer à vivre de son activité de freelance. La technique des cartes à distribuer le plus possible n’est pas celle qui vous correspond.

Travailler votre marque personnelle sur le web et les réseaux sociaux sera non seulement plus adaptée à votre tempérament introverti, mais aussi plus efficace.

 

4/La solitude du freelance ne vous fait pas peur

Imaginez : fini le travail en open-space, fini les dérangements permanents, les réunions qui ne servent à rien et le travail en équipe qui n’avance pas.

Ce qui effraie dans le statut de freelance, c’est la solitude. La peur de travailler tout seul, de ne plus avoir autant d’interactions sociales qu’avant.

Le freeelance passe son temps à travailler seul.

Cette peur est très présente chez les personnes extraverties et peut d’ailleurs être une cause d’abandon de leur activité freelance.

Pour vous, c’est tout le contraire !

C’est dans la solitude et le calme que vous arrivez à vous concentrer et à être le plus performant. Vous n’avez plus de stimuli externes pour plomber votre énergie.

Attention cependant à la solitude. Vous êtes certes dans votre élément, mais le risque est que vous finissiez par vous isoler et perdre tout contact avec l’extérieur.

Me concernant, c’est l’un des dangers. À force de travailler toute seule, je ne me rends pas forcément compte que je m’isole. Pour éviter cela, forcez-vous à sortir en semaine (un déjeuner avec un ami par exemple) et prêtez attention aux remarques de votre entourage qui vous alerte sur votre solitude.

En conclusion

Vous avez clairement les épaules pour devenir un freelance à succès. Vos forces sont votre :

  • Sens de l’observation et votre sensibilité
  • Écoute et votre humilité
  • Authenticité et votre rigueur
  • Goût pour le travail en solitaire

Pour aller plus loin, je vous invite à consulter mon article Les 7 conseils pour se lancer en tant qu’entrepreneur quand on est introverti.

Quelles sont vos forces pour vous lancer en freelance ? Celles que j’ai mentionnées ? Ou en avez-vous d’autres ? Partagez-les-moi en commentaires, je serai ravie de vous lire !

 

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SI C’ÉTAIT À REFAIRE, JE NE FERAIS SURTOUT PAS D’ÉTUDES DE DROIT

SI C’ÉTAIT À REFAIRE, JE NE FERAIS SURTOUT PAS D’ÉTUDES DE DROIT

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Cinq ans d’études c’est long. Mais alors cinq ans d’études en droit, c’était pour moi très long. Encore aujourd’hui, je me demande comment j’ai pu étudier le droit sans l’envie. J’étais peut-être tout simplement folle.

À dire vrai, je crois que je préfère me dire que c’est la folie plutôt que la stupidité qui m’a fait tenir.

Je me souviens encore de ce jour où en Terminale ES, je devais faire mes choix d’orientation post bac. Le professeur principal avait insisté sur l’importance de bien réfléchir à ses choix.

« Il s’agit de votre avenir », avait-il dit sur un ton solennel et grave. Comme si se planter aurait des conséquences irréversibles.

Mais comment choisir quand on n’a pas de véritable vocation ou passion ?

Déjà que choisir entre la spécialité langue étrangère ou éco était compliqué.. Alors décider de mon orientation, de mon avenir avec un grand A, était comme choisir entre regarder que le premier épisode de toutes les séries Netflix ou que l’intégralité d’une seule série toute ma vie ^^

Pourtant, j’en ai arpenté des salons de l’orientation et des métiers. J’en ai lu des bouquins. Mais, il n’y avait rien qui me faisait véritablement envie.

Pas de coup de cœur ou d’évidence.

Ce genre d’évidence où vous vous dites « ah ouais, c’est ça que je veux faire ! ».

Je n’avais pas non plus de modèle qui m’inspirait. Ni dans ma famille ni dans la vie publique. D’ailleurs, étant petite, je changeais toujours de point de vue. Un coup, je voulais être astronaute, après je voulais être scénariste, puis ensuite serveuse ! Bon c’est vrai j’avoue que j’avais une préférence pour être scénariste…

En revanche, ce qui n’avait jamais changé, c’était que je voulais être mon propre patron.

Patron, ça existe ça comme métier ?

La fac de droit, un choix par défaut

J’ai atterri en fac de droit un peu par hasard. Mes choix d’orientation s’étaient portés sur le domaine des RH et de la psychologie.

J’ai écarté le premier parce que les écoles de commerce étaient bien trop chères pour mes parents (et ils avaient entièrement raison). Puis le second parce que le bruit courait que la fac de psycho, c’était de la branlette pour les fainéants.

« Va en fac de droit ! », me disaient mon professeur et mon conseiller d’orientation. « La fac de droit va t’ouvrir plein de portes et avec ça, tu pourras faire ce que tu veux ».

Mais comment j’ai pu croire à ces conneries, sérieusement ?

Non Sonia, c’est à cause de la folie, tu n’étais pas stupide !

Enfin, j’essaie de me convaincre.

La fac de droit est une représentation des différentes classes sociales

  1. Ca y’est, j’y étais. Le Saint Graal universitaire. Le ticket gagnant pour des études supérieures de prestige pour certains.

Pour moi, c’était le ticket qui allait m’enfoncer dans les années les plus difficiles et les plus déprimantes de ma vie. Rien qu’en y pensant aujourd’hui, j’en ai un haut-le-cœur.

Presque la gerbe.

Certains trouveront mes propos exagérés.

D’autres se diront pourquoi avoir continué les études de droit jusqu’au Master si c’était si horrible que ça ?

La folie, je vous dis !

J’étais une étudiante studieuse. J’avais une étrange obsession pour la réussite et ce, même si je n’aimais pas ce que je faisais. À la fin de ma deuxième année de droit, j’ai fini par me dire que les profs avaient peut-être raison. Ce n’était pas le kif, mais si je décrochais une licence et un Master en droit, je n’aurais plus qu’à choisir où je voudrais bosser.

Qu’à choisir, ben voyons..! Naïve !

La réalité était tout autre et je m’en suis vite rendu compte. La fac de droit, c’est comme un État où les différentes classes sociales sont représentées. Tout d’abord, il y a la classe supérieure constituée « des filles et des fils de ». Ce sont tous les étudiants qui ont au moins un membre de leur famille qui est avocat, huissier ou DRH d’un groupe international.

Puis, la classe moyenne. Ceux qui viennent d’une famille aisée sans lien avec le monde juridique, mais qui jouissent tout de même d’un beau réseau leur permettant d’entrer dans le club très privé des professionnels du droit.

Et enfin, il y a les autres. Ceux qui viennent de familles d’ouvriers, des étudiants étrangers. Bref, tous les autres qui ne disposent d’aucun privilège. Je faisais partie de cette dernière catégorie.

 

Les étudiants n’ont pas tous les mêmes chances de réussite

En fac de droit, les inégalités des chances règnent. En tout cas, à l’époque où j’étais étudiante. Décrocher un stage non rémunéré, c’était comme gagner au casino. J’ai pourtant tenté. Ah ça oui ! J’en ai envoyé des CV et des lettres de motivation, j’en ai passé des coups de fil.

Mais à chaque fois j’avais droit à la même réponse :  » Vous n’avez pas d’expérience malheureusement « .

 » Mais comment tu veux que j’aie de l’expérience conna*** ! C’est précisément le but d’un stage ! Acquérir de l’expérience « .

Évidemment, je n’aie jamais répondu ça. Mais alors je l’ai pensé très très fort ! Il fallait que j’ai de l’expérience pour être le larbin d’un avocat. Sans blague…

Je n’ai jamais réussi à décrocher un stage sans piston. J’en ai réalisé que deux. Le premier était un contact d’un contact à mon père. Un petit cabinet d’avocat. Le second était un stage de fin d’études de Master 2. Une ancienne étudiante qui intervenait, recherchait un stagiaire. Personne ne voulait être candidat. En même temps, l’offre ne vendait franchement pas du rêve.

La fac m’a transformée en robot et j’ai perdu ma joie

Pendant ces cinq années, ma vie se résumait à travailler. Je n’ai jamais autant bûché et c’était vraiment difficile. Peut-être même plus difficile parce que je ne prenais pas de plaisir à étudier le droit. Je continuais avec pour seul objectif de finir ces foutues études.

Puis avec le temps, j’ai même fini par me convaincre que j’aimais le droit.

Tout arrêter et recommencer à zéro m’a évidemment traversé l’esprit.

Mais pour faire quoi ?

Je n’avais aucune idée de ce qui me plaisait ! Et j’avais surtout perdu confiance en moi et en l’avenir. Tout me semblait si compliqué.

Après tout, comme je l’ai entendu de nombreuses fois, le travail ce n’est pas fait pour s’amuser, n’est-ce pas ?

Ben pourquoi pas ? Le travail est-il incompatible avec la notion de plaisir ?

J’étais focus sur les textes de loi, les arrêts de jurisprudence, les actualités législatives. Je ne faisais rien d’autre parce que je n’arrivais pas à faire autre chose.

La fac de droit m’a transformée en une espèce de robot qui mange et dort droit. J’avais l’impression que la faculté était en train de me déshumaniser.

Ma vision du monde du travail devenait de plus en plus pessimiste.

Même ma façon d’écrire était si formelle, qu’aucune émotion ne transparaissait.

Je sombrais petit à petit dans une version obscure de moi-même. J’avais petit à petit perdu toute ma joie.

Je ne riais plus, je ne sortais plus.

Mon expérience d’étudiante était bien loin du cliché de ce que l’on pouvait voir dans les écoles de commerce (soirées étudiantes à gogo !). Encore aujourd’hui, je me demande pourquoi je n’ai pas arrêté plus tôt. Je pense que j’étais dans une spirale si dévalorisante que je pensais que je ne trouverais aucun plaisir dans une autre voie.

 

Le juridique m’a dégoûtée du monde du travail

J’ai choisi de me spécialiser en droit du travail. La branche du droit privé qui me parlait le plus. Je ne voulais pas être avocate ou juge. Juste juriste dans une entreprise. L’unique stage que j’avais réalisé en cabinet d’avocat ne m’avait pas séduite. Et les retours que j’avais de mes camarades de promo confirmaient mon choix.

Je n’adhérais pas à la vision du travail des cabinets d’avocats. Tirer sur la corde sensible, mettre la pression, exiger des heures de travail impensables pour tester les limites des stagiaires. Et en plus continuer à les traiter de cette manière une fois salariés ? Tout ça pour un salaire de merde, des heures supplémentaires non payées et aucune reconnaissance ?

Je sais que je fais une généralité. Il existe certainement des cabinets qui sont respectueux de l’apprentissage et de leurs stagiaires. Mais où sont-ils ?

Dans le secteur juridique, le monde du travail est une véritable farce dont je refusais d’être une victime de plus.

Les professionnels du droit. Ceux-là mêmes qui sont représentants des lois et se doivent à ce titre de montrer l’exemple, étaient les premiers à bafouer toutes les règles. Ils s’estimaient au-dessus des lois.

Bosser dans ce genre de grands cabinets, un prestige ? Certainement pas pour moi. Et je précise que ce n’est pas un discours d’ancienne juriste jalouse. Je n’ai jamais envié mais camarades de promo qui faisaient un stage dans un cabinet de prestige. Est-ce que si j’avais vraiment aimé le droit, j’aurais été jalouse ? Non plus, car mes valeurs et ma vision du travail sont différentes.

 

Ce que m’aura appris la fac de droit ?

Concrètement, peu de choses…

Connaitre l’arrêt de la jurisprudence de la Cour de cassation de je ne sais quand et l’article du Code machin est un apprentissage inefficace. Ce n’est pas ça qui va me faire avancer dans la vie sauf peut-être dans des cas exceptionnels.

Il est vrai que ces cinq années m’ont  appris des choses importantes sur moi.

Je suis autonome, disciplinée et organisée. La faculté demande une vraie rigueur. Vous vous autogérez. Personne n’est là pour vous encourager ou pour vous rappeler que vous devez rendre votre dissertation ou réviser vos examens. Il faut être persévérant et courageux.

J’ai également développé une capacité d’analyse et de synthèse qui me permet de lire rapidement et de retenir l’idée essentielle d’un sujet et de l’expliquer à n’importe qui. Enfin, j’ai des capacités de concentration très élevées.

Cependant, j’aurai très bien pu découvrir et développer ces ressources sans passer par la fac.

 

J’ai quitté mon job de juriste, j’ai retrouvé ma liberté et j’ai appris bien plus de choses en un an qu’en cinq ans d’études

J’ai réussi à décrocher un job de juriste sans piston (y’a-t-il encore des gens prêts à donner une chance ? Faut croire). Il m’a fallu trois ans pour enfin prendre la décision de me séparer du droit. De dire adieu à cette foutue discipline. Je n’ai pas eu besoin de plan B.

J’appréciais pour la première fois l’incertitude de l’avenir et l’instant présent. Quitter mon job de juriste a été la meilleure décision de ma vie. J’ai appris en un an de chômage bien plus qu’en cinq ans de droit. J’ai lu et je continue à lire (développement personnel, marketing, inspiration, performance, management et leadership ou encore portrait). Je me forme en continue et j’ai acquis de nouvelles compétences (digital, entrepreneuriat, communication, organisation..), puis j’ai écris deux romans. Toutes ces expériences m’ont appris bien plus sur moi : le dépassement de soi, la confiance en soi, l’estime de soi, la patience.

Si je disposais d’une machine à remonter le temps, je ferais différemment. Je n’irai pas en fac de droit. Ce que j’aurais fait à la place, je n’en ai aucune idée.

Je pense que si j’avais eu un chemin différent, je serais arrivée au même point qu’aujourd’hui. J’aurais le même niveau de discipline et de rigueur parce que c’est dans ma personnalité.

Je me serais tout aussi bien débrouillée sans études de droit et je pense même que j’aurais eu une meilleure confiance en moi et une meilleure opinion du monde du travail.

Actuellement, c’est sur un tout autre domaine que je me consacre professionnellement. J’accompagne les actifs qui souhaitent se reconvertir pour enfin prendre plaisir à se lever le matin pour aller bosser et les profils introvertis à découvrir les facettes de leur personnalité et leurs modes de fonctionnement pour être plus épanouis dans une société faite pour les extravertis. J’écris également beaucoup sur ces deux sujets.

 

 

 

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Passionnée par le développement personnel, la psychologie introvertie, l’entrepreneuriat et le monde du travail, j’accompagne les jeunes actifs débutants désireux de se reconvertir et les profils introvertis à découvrir les facettes de leur personnalité et leurs modes de fonctionnement pour être plus épanouis. Je mets également en avant mon goût pour l’écriture en proposant des articles destinés à inspirer et à aider mes deux audiences.

COMMENT SAVOIR SI J’AI VRAIMENT ENVIE DE CHANGER DE JOB ?

COMMENT SAVOIR SI J’AI VRAIMENT ENVIE DE CHANGER DE JOB ?

Temps de lecture : 8 minutes

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Après avoir vu le film “Le grand jeu” au cinéma, j’ai eu envie de quitter mon job pour devenir organisatrice de parties de poker.

Le film raconte l’histoire vraie de Molly Bloom qui est devenue l’une des plus grandes organisatrices de poker du monde à seulement 26 ans.

En rentrant du cinéma, je me suis abonnée au compte Instagram de Molly Bloom, j’ai acheté son livre et j’ai visionné des dizaines de vidéo sur le poker ! Puis, ma lubie du poker s’est envolée quelques semaines plus tard. (En revanche, mon admiration pour cette femme pas du tout !).

Des pensées comme celle-ci j’en ai eu des dizaines en seulement trois ans de carrière professionnelle. Le résultat final est que j’ai bel et bien changé de job, mais pas pour devenir organisatrice de poker.

On a tous plus ou moins des moments où l’envie de changer de job nous vient à l’esprit.

Mais comment savoir si l’on a vraiment envie de sauter le pas ?

Reconversion professionnelle choisie et reconversion professionnelle subie

 

La reconversion choisie

La reconversion professionnelle est aujourd’hui très en vogue. Ce phénomène n’est pas prêt de s’arrêter puisque le nombre de salariés de moins de 30 ans qui veulent se reconvertir augmente chaque année.

En effet, selon la dernière étude de l’AFPA, 69% des moins de 30 ans envisagent de se reconvertir. Ce sont surtout les jeunes ayant fait des études supérieures qui se lancent. Les raisons évoquées ? Perte de sens dans son job, envie de devenir son propre patron, un emploi qui ne correspond pas à leurs passions et/ou valeurs.

Les sondés ont cependant indiqué qu’ils n’arrivaient pas à sauter le pas parce qu’ils ne savaient pas par où commencer. J’étais exactement dans cette situation. Je ne savais pas par où commencer.

Dès le départ, j’ai su qu’être juriste ne me convenait pas. J’en avais conscience au fond de moi, mais entre la culpabilité de laisser un CDI, la peur de l’inconnu et ma croyance que je ne vais arriver à rien faire, j’ai mis deux ans à prendre la décision de quitter mon job.

Se reconvertir n’est pas une décision simple. On n’est pas au Starbucks en train de se demander si l’on prend son chocolat avec ou sans chantilly (même si me concernant, ça peut être une vraie question ! ^^).

Les conséquences et les changements qu’une reconversion implique sont nombreux. Il est alors primordial de se poser les bonnes questions avant de se lancer.

 

La reconversion subie

 switcher de job va bientôt être inévitable ! En effet, d’après une étude menée par Dell technologies, 85% des emplois en 2030 n’existent pas aujourd’hui.

La formation continue va donc être un véritable enjeu pour les RH et du côté salariés, il va falloir anticiper et être proactif pour ne pas subir ce changement.

Mais alors quelles sont les bonnes questions à se poser ? Comment faire en sorte de n’en oublier aucune ? Au cours de ma période de réflexion, j’ai constitué une liste de questions que je vous livre dans cet article à travers trois étapes.

Pour répondre aux questions, je vous invite à poser par écrit vos réponses. Les coucher sur le papier vous permettra de conscientiser vos pensées et vos émotions. Également, cela permet de ne pas oublier.

 

Les 3 étapes à suivre pour savoir si on a vraiment envie de changer de job

Etape 1

Répondez le plus spontanément possible aux questions suivantes :

  • Pourquoi j’ai choisi ce métier ?
  • Qu’est-ce qui me plait dans mon métier ?

 

Etape 2

Complétez le tableau ci-dessous. Deux règles sont à respecter :

  • Essayez de mettre de côté vos compétences et vos capacités. Répondez le plus spontanément possible.
  • Faites cet exercice à un moment de votre journée où vous êtes le plus détendu possible. Où vous n’avez rien qui vient vous parasiter l’esprit. Le soir, le matin très tôt. Peu importe pourvu que vous soyez le plus détendu possible.

 

         OUI     NON JE NE SAIS PAS
J’ai moi-même choisi de faire ce métier (je n’ai pas été influencé)
Quand j’ai commencé, ce métier me plaisait
Mes tâches principales de travail correspondent bien à mon métier
Aujourd’hui, mes tâches principales de travail me plaisent

 

Je suis content d’aller au travail le matin
Cela fait plusieurs mois (+ de 6) que je pense à changer de métier
Je fais un métier qui correspond à ma personnalité
J’ai un bon salaire
Je partage les valeurs de mon entreprise
Mon secteur de travail me plait, je veux juste monter en compétences
Mes conditions de travail sont bonnes : horaires, lieu, équipe…
Mon travail me permet d’avoir un bon équilibre vie personnelle/vie professionnelle
Je me demande souvent pourquoi je fais ce métier
Mon métier a du sens pour moi
Si j’avais tous les diplômes et que je pouvais changer de métier facilement, est-ce que je le ferais ?

 

Une fois terminé, comptabilisez le nombre de « oui », de « non » et de « je ne sais pas ».

 

L’analyse des résultats

Si vous avez obtenu une majorité de « oui », posez-vous la question suivante : est-ce que ce sont mes conditions de travail et/ou mes relations avec mon responsable, mes collègues, mes clients qui ne me satisfont pas ou bien est-ce que ce sont les tâches que je dois effectuer – c’est-à-dire mon métier – qui ne me plaisent pas ?

Distinguer l’origine de son envie de se reconvertir est primordial. En effet, l’environnement et les conditions de travail jouent un rôle très important dans notre satisfaction professionnelle. Il peut arriver qu’une simple brindille comme une mauvaise relation avec son responsable vous dégoûte de votre job alors que pourtant vous l’aimez.

Dans cette hypothèse, prendre le temps de bien réfléchir à la cause vous évitera de faire un virage professionnel à 180°C qui est inutile. Vous pourrez réfléchir à changer simplement d’entreprise ou rejoindre une autre structure comme une association, une startup ou bien songer à vous lancer en indépendant. Parfois, il suffit d’une petite correction.

Si vous avez une majorité de « non », c’est une bonne nouvelle ! C’est que finalement votre métier vous plait et que vous avez seulement un petit passage à vide qui ne tardera pas à s’estomper.

Peut-être un dossier compliqué à gérer ? Une nouvelle équipe ? Un nouveau chantier compliqué ? Ou peut-être que vous traversez une période compliquée dans votre vie privée qui influence votre vie professionnelle ?

Essayez bien de cerner les causes de votre ressenti. L’important est de bien prendre conscience de pourquoi vous faites aujourd’hui ce métier et si vos missions vous plaisent en tant que telles.

Enfin, si vous avez une majorité de «  je ne sais pas », c’est qu’il est encore trop tôt pour prendre une décision. Laissez-vous le temps de mûrir votre réflexion. Faites attention à vos ressentis, à vos émotions : Est-ce que vous avez mal au ventre quand vous êtes au travail ? Avez-vous la cage thoracique qui se comprime ?

Notez les pensées qui vous viennent à l’esprit. Listez ce que vous avez aimé faire au cours de votre journée de travail, ce que vous avez fait de manière neutre et ce que vous n’avez pas aimé faire. Quel moment de la journée, avez-vous préféré ?

Posez-vous ces questions pendant une semaine ou deux et prenez ensuite le temps d’en tirer une conclusion. Réitérez l’exercice plusieurs fois. Cela vous permettra de sortir du flou.

Etape 3 : Faites attention à ne pas vous faire influencer

 

Les peurs et les croyances de nos proches ne sont pas les nôtres

Quand on s’interroge sur son avenir professionnel, on sollicite l’avis des autres. C’est humain. Nous avons besoin d’être rassurés, d’être aidés dans notre réflexion et d’être soutenus. Échanger est une très bonne chose, mais il faut être vigilant vis-à-vis de ce que nos proches nous disent. Il est très facile de se faire influencer par notre entourage.

Par exemple, les parents qui vous alertent en toute bonne foi sur le risque que vous prenez « Tu as quand même une bonne situation. Tu gagnes bien ta vie, tu as un CDI. Il y en a plus d’un qui aimerait être à ta place » ou encore votre conjoint « J’ai un ex-collègue qui a voulu changer d’emploi et résultat aujourd’hui il s’en mord les doigts ».

On a vite fait de culpabiliser. Le mental reprend le dessus et l’on essaie de se raisonner en se convaincant que finalement on n’est pas si mal dans son job.

C’est ce qui m’est arrivé. Cependant, ce que j’ai compris c’est que l’on a beau tout faire pour se raisonner, si au fond de nous on sait que l’on n’est pas à sa place, tôt ou tard, on sera rappelé par son corps et son esprit. On tombe malade, on a le moral dans les chaussettes. On reçoit toutes sortes de signes montrant qu’il est grand temps d’écouter ses ressentis et ses envies.

Ayez conscience que votre entourage ne donne que leur avis. Et leur avis est dicté par leurs propres peurs, leurs propres croyances. Mais ce ne sont pas nécessairement les vôtres.

 

Les professions à la mode ne sont pas faites pour tout le monde

Aussi, l’effet inverse peut se produire. Vous n’arrêtez pas de lire des témoignages de reconvertis qui ont réussi ? Le comptable devenu photographe professionnel, la RH qui est maintenant hypnothérapeute.

Vous n’arrêtez pas de voir des success-stories d’entrepreneurs qui ont plaqué leur job et qui aujourd’hui gagnent bien leur vie en prodiguant des conseils des quatre coins du monde et ça vous donne envie de faire la même chose ?

Je comprends tout à fait. Ça fait rêver et ça donne de l’espoir. Cependant, faites bien attention à ces métiers qui sont à la mode et qui « claquent » quand quelqu’un vous demande ce que vous faites comme job au cours d’une soirée.

Cette hypothèse est certes plus rare, mais il faut être conscient que ça peut arriver. Généralement, ce sont les personnes impatientes, très spontanées ou qui ont tendance à agir sur un coup de tête qui peuvent tomber dans ce piège.

En bref,

Savoir si l’on a vraiment envie de changer de job et de se reconvertir est loin d’être évident. C’est pourquoi il est important de faire preuve de patience, de se poser les bonnes questions et d’être attentif à ses émotions tout en veillant à ne pas se faire influencer dans sa prise de décision.

Passionnée par le développement personnel, la psychologie introvertie, l’entrepreneuriat et le monde du travail, j’accompagne les jeunes actifs débutants désireux de se reconvertir et les profils introvertis à découvrir les facettes de leur personnalité et leurs modes de fonctionnement pour être plus épanouis. Je mets également en avant mon goût pour l’écriture en proposant des articles destinés à inspirer et à aider mes deux audiences.