PRENDRE UNE DECISION : QUAND LES DOUTES DEVIENNENT DANGEREUX

PRENDRE UNE DECISION : QUAND LES DOUTES DEVIENNENT DANGEREUX

Temps de lecture : 7 minutes

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Qui n’a jamais douté  ? Même si pour certains actes de la vie courante, nous n’avons aucun doute et nous agissons inconsciemment (exemple : j’actionne le clignotant pour signaler aux automobilistes que je vais tourner à droite ), nous sommes inévitablement confrontés aux doutes dans nos prises de décision. Quel que soit notre tempérament ou notre niveau de confiance.

Ce sentiment qui habite plus ou moins régulièrement notre esprit est normal et même sain. Tout comportement, action ou pensée que nous avons va avoir un impact sur notre environnement interne mais aussi externe.

Nous avons peur de ne pas faire le bon choix, de nous tromper. Suivant le degré d’importance, la décision que l’on prendra est  naturellement soumise à des doutes. Nous analysons constamment le pour et le contre.

Les causes des doutes chez les introvertis

 

Avoir des doutes est le lot quotidien des introvertis. Ce sentiment est particulièrement présent parce qu’un introverti est tourné vers le monde intérieur des pensées et des émotions. On pourrait imaginer son cerveau comme un réseau routier constamment surchargé. Il réfléchit, il confronte ses idées et ses pensées, il s’attarde sur ses émotions. Par nature, le doute est donc une émotion très présente.

Egalement, une personne introvertie a une sensibilité développée. Elle est très réceptive aux émotions des autres et va donc faire naturellement attention à ne pas « faire de mal ». Par exemple, un jeune adolescent introverti qui préfère jouer de la musique plutôt que de faire du rugby va avoir des difficultés à affirmer sa préférence à ses parents s’il pense que ces derniers seront déçus de ne pas le compter parmi la lignée des amateurs de rugby de la famille.

Enfin, les introvertis ont généralement tendance à manquer de confiance en eux. Ce manque de confiance est lié au fait qu’ils sont tournés vers leurs émotions et leurs pensées. Leur humilité peut parfois se transformer en dévalorisation envers eux-mêmes. Ils n’ont pas conscience de leurs potentiels et de leurs forces.

Mais alors de quoi doute précisément une personne introvertie ? La réponse est simple : quasiment de tout.

 

Un introverti doute de tout

 

Une personne introvertie passe beaucoup de temps à douter. Elle doute d’elle-même, de ses capacités et de ses qualités (surtout de ses capacités et de ses qualités) quel que soit l’environnement. Que ce soit dans sa vie privée, sociale, familiale ou dans sa vie professionnelle. Suis-je une bonne mère ? Suis-je suffisamment disponible et à l’écoute ? Vais-je arriver à décrocher ce poste ? Suis-je capable de mener cette négociation à bien ? Evidemment, c’est une liste non exhaustive de doutes qui habitent les introvertis.

Egalement, une personne introvertie est en proie aux doutes dès qu’elle doit faire un choix entre ses envies et celles de son entourage.

Si je prends mon cas, prendre une décision aussi simple que « qu’est-ce que je vais faire samedi soir ? » suffit à engendrer toute une farandole de doutes. Est-ce que j’ai vraiment envie d’y aller ? D’un côté, je veux rester au calme chez moi et finir ce bouquin que j’ai commencé et d’un autre côté, j’ai envie de voir mes amis et sortir en ville.

Autres genres de questions qui m’amènent à douter : Et si je n’y vais pas, je vais peut-être louper une super soirée ?!  Et si au contraire, je vais à cette soirée et que je m’ennuie ? Il va faire quel temps au fait samedi ? Il pleut, il fait froid ? Est-ce que c’est raisonnable de sortir sachant que je n’ai déjà plus beaucoup d’argent ? Mon cerveau est en permanence en surchauffe !

Bien évidemment, le doute entraîne l’indécision. A force de douter, on finit par être indécis et par être incapable de prendre une décision. Parfois même, on se contredit.

 

L’environnement dans lequel nous vivons accentue les doutes

 

Notre société valorise l’extraversion. Il faut être très réactif, être dans l’action et prendre des risques et des décisions affirmées et assumées. Il faut également se montrer convaincant et sûr de soi. Sinon, nous risquons d’avoir du mal à survivre dans cette jungle.

Cette image que prône la société ne fait qu’accentuer les doutes des introvertis sur eux-mêmes et leurs capacités. En effet, ce n’est pas dans le tempérament de l’introverti de se mettre en avant et d’être dans l’action. Cet idéal entretient alors le manque de confiance en soi et le manque d’estime de soi, ce qui paralyse l’action.

Aussi, le rapport que nous avons de l’échec joue un rôle. Nous avons grandi dans un modèle de réussite qui ne permet pas l’échec. Malheureusement, l’échec est encore trop perçu comme quelque chose de négatif voire de honteux au lieu d’être vu comme une simple étape vers la réussite. Un introverti va donc avoir tendance à encore plus douter et à être effrayé par l’échec. Cela renforcera sa croyance négative qu’il  » n’est pas capable « .

 

Les doutes paralysent les introvertis

 

Etre noyé dans ses doutes peut avoir des conséquences dramatiques. Le doute est étroitement lié à la sensation de peur, d’échec ou de rejet. Or, douter est un véritable frein à la réussite et à l’épanouissement des introvertis. Bien souvent, les doutes paralysent l’introverti et il n’arrive pas à prendre une décision, à avancer.

Par exemple, une jeune femme introvertie qui doute de son potentiel séduction et de sa capacité à attirer l’attention d’un homme risque de ne pas prendre les devants pour faire des rencontres. En doutant en permanence, elle va rester dans cette passivité alors qu’elle a pourtant très envie de rencontrer quelqu’un et de vivre en couple.

De même, un introverti qui rêve de vivre de sa passion de photographe en tant que freelance, mais qui doute sérieusement de ses talents et qui compare son travail à celui de photographes expérimentés et reconnus, a de grandes probabilités de ne pas oser se lancer.

Ces doutes vont engendrer une sorte de frustration parce que nous n’arrivons pas à nous réaliser pleinement. Alors comment faire pour contrôler ses doutes et arriver à les dépasser ?

 

Les solutions pour arrêter de douter autant

 

Les techniques de développement personnel offrent des solutions efficaces pour arriver à ne plus autant douter. Combinées avec de la volonté, de la motivation et de la rigueur, il est possible de surmonter et dépasser les doutes qui nous envahissent au quotidien. Voici une liste :

 

  • Arrêter de se comparer aux autres et en particulier à ceux qui ont réussi à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Par exemple, rien ne sert de regarder le fil d’actualité Facebook de « vos amis » qui ont réussi à avoir ce que vous voulez (ex : une vie de couple, de famille). Nous ne savons pas ce qu’ils se passent dans leur intimité et surtout les gens ne vont pas mettre en avant leurs déboires, leurs doutes ou leurs échecs. Leur vie est photogénique, mais elle ne représente pas toujours la réalité.

 

  • Se parler à la troisième personne. Dans le jargon du coaching, nous appelons cela la position méta. Elle permet de se visualiser en tant que spectateur. Si c’était un ami qui douterait de lui, que lui diriez-vous ? Vous serez certainement plus indulgent envers lui qu’envers vous-même. Se parler à la troisième personne permet d’être plus objectif et tolérant envers soi-même.

 

  • Faire un bilan de l’ensemble de ses capacités, de ses ressources, de ses qualités et de ses talents. Si vous avez du mal à le faire, sollicitez cinq personnes autour de vous (proches, collègues de travail) et demandez-leur par exemple de vous lister vos forces en les illustrant par un exemple. Cet exercice permet de prendre du recul et de booster sa positivité pour dépasser ses doutes.

 

  • Accepter de ne pas être parfait sans craindre les répercussions sur votre entourage ou sur vos clients dans le cadre professionnel. Si je reprends l’exemple du photographe, il devra accepter d’être en phase d’apprentissage et de croire qu’il a quand même une valeur ajoutée à apporter à ses futurs clients. Avant d’être expert, il faut bien être débutant.

 

  • Se focaliser et mettre en avant ses forces.

 

  • Passer à l’action plus souvent en adoptant la formule amusante « cap ou pas cap » que nous avons tous pratiqué quand on était enfant.

 

  • Etre plus tolérant avec soi-même.

En bref

Les doutes sont très récurrents chez les introvertis. Ils doutent d’eux-mêmes, des autres, de leurs décisions et ce dans tous les domaines (vie personnelle, sociale, professionnelle). Cela s’explique par leur fonctionnement et leur nature sensible et peu sûre d’elle. L’environnement très orienté extraverti dans lequel nous vivons, n’arrange pas les choses. De même concernant notre rapport à l’échec.

Mais si nous laissons nos doutes nous envahir, nous risquons de passer à côté de belles choses, de belles opportunités. C’est pourquoi il faut avoir une vision optimiste et adopter quelques astuces de développement personnel pour dépasser nos doutes et avancer.

Je termine par un  » C’est quoi la question ? «  :  Sur quoi doutez-vous le plus ? Partagez-nous svp votre réponse en commentaires !

Passionnée par le développement personnel, la psychologie introvertie, l’entrepreneuriat et le monde du travail, j’accompagne les jeunes actifs débutants désireux de se reconvertir et les profils introvertis à découvrir les facettes de leur personnalité et leurs modes de fonctionnement pour être plus épanouis. Je mets également en avant mon goût pour l’écriture en proposant des articles destinés à inspirer et à aider mes deux audiences.

UN INTROVERTI N’EST PAS UN ASOCIAL

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Temps de lecture : 5 minutes

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Si vous êtes introverti, vous avez sûrement déjà dû recevoir ce genre de remarques :  «Tu pars déjà ? », «On t’entend jamais » ou encore « t’es coincé(e), lâche-toi ! ». La plupart du temps, ces réflexions qui tendent à croire que les introvertis ne sont pas agréables sortent de la bouche de personnes extraverties. A tort.

Que vous soyez introverti ou extraverti, lisez ce qui va suivre. Cela vous permettra de mieux vous comprendre ou de mieux comprendre un proche, un collègue de travail au profil introverti.

 

Un introverti a besoin d’être seul mais pas de couper tout contact avec le reste du monde

Quand on est introverti, le besoin de se retrouver seul est aussi vital que de respirer. C’est l’ADN même de l’introverti que de s’accorder des moments de solitude. Cela lui permet de relâcher la pression d’une hyper-stimulation sociale et de renflouer ses batteries.

Une personne introvertie a évidemment aussi besoin de partager des instants d’échange avec d’autres personnes, mais il n’est pas nécessaire pour elle d’être en constante interaction avec du monde. Au contraire, passer trop de temps en groupe peut même devenir dangereux pour sa santé (oui, oui, je vous assure !).

Sa tête et son corps la somment alors de toutes les façons possibles de quitter l’effervescence du collectif. Les palpitations cardiaques qui s’accélèrent, l’ennui, la transpiration sont des signes parmi tant d’autres. Evidemment, nos compères extravertis ne sont pas conscients que leurs remarques sont injustes et infondées.

Sans parler du fait qu’avant de prendre conscience que c’est parce que nous sommes introvertis que nous passons autant de temps seuls, nous sommes blessés par leurs remarques.

J’ai passé près de 27 ans à me dire que je n’étais pas normale et que j’étais bel et bien une coincée. Je me forçais alors à rester plus longtemps en soirée, à parler davantage, à boire de l’alcool (parfois même trop) pour être aussi désinhibée que la norme extravertie l’exige.

Autre exemple qui fera écho à plus d’un d’entre vous :  quand j’étais juriste, à la fin de ma journée de travail, j’étais pressée de regagner mon chez-moi. Je n’étais pas de ceux qui restent un peu plus longtemps à bavarder ou qui vont boire un petit verre après le boulot. De l’extérieur, je devais passer pour une salariée qui n’était pas suffisamment investie alors que ça n’avait rien à voir avec ma motivation, mon investissement ou ma volonté de tisser des liens avec mes collègues. Je ressentais simplement le besoin de rentrer chez moi pour prendre une grande bouffée… de solitude !

Aujourd’hui, je n’en veux pas aux extraverties pour les « pics » quotidiens qu’ils m’ont fait subir.  Moi-même, j’ai compris qu’il n’y avait rien d’anormal chez moi que quand j’ai enfin su que j’étais une introvertie. Je suis sociable. Vous êtes sociable. Vous avez besoin et vous prenez plaisir à être avec d’autres personnes, c’est évident ! Il faut simplement trouver un juste équilibre entre son besoin de solitude et son besoin de sociabiliser.

Un introverti passe du temps à observer

 

Que ce soit en réunion de travail ou lors d’une soirée d’anniversaire, vous avez sûrement remarqué qu’il y avait toujours une personne qui reste soit dans son coin à l’écart, soit avec les personnes qu’elle connait déjà. Le genre pas trop bavard et qui, de l’extérieur, peut donner l’impression d’être froide ou de faire la gueule. Et bien, sachez que cette personne est probablement introvertie !

Je suis l’exemple type. Lorsque j’arrive dans un environnement que je ne connais pas et avec des personnes qui me sont inconnues, j’observe et j’écoute. Je parle très peu de moi et je ne pose pas beaucoup de questions. Même si à force d’adaptation, on pourrait presque croire que je suis une extravertie. Mais c’est faux !

Ce comportement observateur et réservé ne veut pas dire que je snobe les gens. En tant qu’introvertie, j’ai le besoin d’observer et d’analyser.

Les conversations profondes

 

Votre collègue de travail vous raconte en détail qu’elle a passé son dimanche à faire des cookies et des sudokus. Si vous êtes introverti et bien élevé, vous allez évidemment l’écouter, mais la conversation va rapidement vous ennuyer et votre esprit risque vite de divaguer. Eh oui, vous ne voyez pas vraiment l’intérêt de parler autant de temps pour se dire des choses futiles.

A l’inverse, peut-être avez-vous remarqué que dès que le sujet de conversation est plus profond, requiert une plus grande réflexion ou vous passionne, alors là, votre concentration se décuple et vous pouvez discuter pendant des heures. « Tu as bien dit voyage en Amérique latine ? J’ai toujours rêvé d’y aller ! Raconte-moi comment c’était ? ».

 

Un introverti fun et drôle, oui c’est possible !

 

Si vous êtes extraverti et que vous avez lu jusqu’ici mon article, vous êtes peut-être arrivé à la conclusion que les introvertis étaient des personnes incapables de s’amuser. Et bien, une fois de plus c’est un préjugé ! Vous vous trompez.

Un introverti ne fera peut-être pas l’animation de la soirée je vous l’accorde, mais il peut être fun et drôle. L’une de mes amies proches est une extravertie pure et quand elle me définit, elle dit que je suis drôle. Oui, je sais être légère, dire des conneries ou me lâcher de temps en temps ! Il faut simplement que je sois avec des gens que je connais bien, avec qui je suis à l’aise et en petit comité.

En bref

Ne tombez pas dans le piège de croire aux remarques de votre entourage sur votre prétendu manque de sociabilité. Vous êtes sociable. Vous avez seulement une préférence pour les relations sincères et solides qui s’accompagne d’un besoin de vous retrouver seul pour recharger vos batteries.

Je termine par un  » C’est quoi la question ? «  : Quelle est la réplique d’extraverti que vous recevez le plus souvent ?

 

Passionnée par le développement personnel, la psychologie introvertie, l’entrepreneuriat et le monde du travail, j’accompagne les jeunes actifs débutants désireux de se reconvertir et les profils introvertis à découvrir les facettes de leur personnalité et leurs modes de fonctionnement pour être plus épanouis. Je mets également en avant mon goût pour l’écriture en proposant des articles destinés à inspirer et à aider mes deux audiences.